Dur dur de choisir une unique photo quand on est 4 et surtout quand on visite toutes les semaines un nouveau coin de Delhi (merci le retour à la normal post-covid:-).
Donc, petite exception ce mois-ci ; on a chacun choisi une photo (ou une vidéo) et écrit quelques lignes pour raconter notre rencontre avec Old Delhi.
Old Delhi c’est la capitale fortifiée des Moghols construite au 17ème siècle.
Aujourd’hui, Old Delhi est un quartier au Nord de la très grande New Delhi. Un quartier vieux – pour ne pas dire délabré, circonscrit, plus sale qu’ailleurs, extrêmement bruyant, agité mais surtout très vivant et authentique! C’est un spot de savoir-faire, anciens mais qui perdurent ; celui des imprimeurs, des brodeurs, des bijoutiers, des meuniers… C’est un concentré de vie de quartier aussi. Et un concentré de marchés dont celui aux épices, le plus grand d’Asie.
Alors, quel visuel et quelle histoire avons-nous choisi pour vous raconter notre Old Delhi ?
Note : chacun a pris possession du clavier et a gardé son style et son orthographe 😉
Laurence – « des gens qui vivent »

Le cœur d’Old Delhi, c’est ça ; c’est avant tout des gens qui vivent, travaillent et élèvent leurs enfants. Tout est bancal, cassé, laissé en l’état, parfois rafistolé, optimisé pour permettre l’accès à l’eau, l’électricité, aux motos et rickshaws. Mais ce qui reste immuable ici c’est l’humain : le papa Sujit Kumar et Raaja (« roi ») son fils vivent dans cette rue et ouvrent ensemble tous les matins leur étale. La femme de dos et sa petite danseuse dans la robe H&M ont sans doute aussi un petit business à tenir. Mais pour le moment, la maman fait sa lessive, sur le pas de la porte de sa maison qui, de mon point de vue, détient un certain charme 😉
Emmanuelle – « Les imprimantes d’Inde »
J’aime bien ça parce que c’est magique pour moi et incroyable. C’était des imprimantes. J’aime bocou les imprimantes d’inde. C’était un tou petit espas. il y avait deux trous ou il y avait deux hommes. C’était sal et bruyant.
Agathe – « Le mouvement te berce »

A cet endroit les motos, les voitures et les camions n’ont pas le droit de rouler mais le rikchaw vélo lui, a le droit. C’est la première fois qu’on a pris ce transport. Devant nous il y a papa, Emmanuelle et Sanju (notre guide). Il nous emmène au marcher des épices. Quand le conducteur commence à rouler le mouvement te berce. Ca ne va pas trop vite donc tu peux regarder le paysage et pas trop lentement donc tu ne t’endors pas.
Jérôme – « Ca pique les yeux, ça sent, ça s’agite »

Être surpris à chaque coin de rue, derrière chaque porte, au fond de chaque impasse… Au marché aux épices, après avoir monté quelques marches découvertes par hasard, nous nous retrouvons en affaire avec les grossistes en piments rouge. Il y en a partout, ça pique les yeux, ça sent, ça s’agite. Comme souvent en Inde, on est plongé dans un nouveau monde au cœur de ce qui est déjà pour nous un autre monde.